PRINCIPALES ACTIONS DE L’OP COBRENORD

I. Gestion des retraits – Indemnisation des bateaux adhérents :

La mise en application du règlement communautaire n° 104/2000, depuis le 1er janvier 2001 a redéfini les «annexes» d’espèces, ainsi que les tranches et taux d’indemnisation. Pour autant, le Conseil d’Administration de COBRENORD a choisi de poursuivre l’indemnisation à 100% des retraits, quelle que soit leur qualité. La différence entre la compensation financière accordée par le FEOGA (CEE) et l’indemnisation versée au navire est financée par les cotisations prélevées sur les mises en vente.

         a) C.E.E. Annexe 1 : (règlement CE 104/2000)

Leur prix de retrait est arrêté à Bruxelles chaque année, en fonction des prix constatés dans des ports de référence européens, au cours des trois années précédentes. Une marge de tolérance de + ou – 10 % est laissée aux Organisations de Producteurs pour la fixation de leur prix.
Le F.E.O.G.A. compense les retraits d’une O.P. en fonction du taux de retrait par rapport à la production globale annuelle pour chaque espèce et de manière dégressive selon la règle suivante :

- de 0 à 4 % de retrait : compensation à 85 % du prix de retrait ;

- de 4 à 8 % de retrait (10 % pour les espèces pélagiques) : compensation à 75 % du prix de retrait en 2001, 65 % en 2002, 55 % en 2003 ;

- au-delà de 8 % (ou 10 % pour les espèces pélagiques) : pas de compensation.

Avec une diminution forfaitaire en fonction de la destination finale du produit retiré (notamment pour les appâts).

Depuis le 1er janvier 2001, les produits de qualité "B" ne sont plus compensés par le F.E.O.G.A. et sont exclus de la production de référence pour le calcul des compensations. 

         b) C.E.E. Annexe IV :

Leur prix de retrait est fixé chaque année par O.P. ou groupe d’O.P. (FEDOPA au niveau français). Il ne peut dépasser 80 % du prix moyen constaté lors des trois dernières campagnes par ETPQ. Une marge de tolérance de +/- 10% est laissée aux O.P. quant à l’application de ces prix. Le F.E.O.G.A. compense les retraits dans la limite de 5 % des quantités mises en vente annuellement à hauteur de 75% du prix de retrait avec une diminution forfaitaire fonction de la destination finale du produit retiré (appâts). Les produits de qualité "B" ne sont plus compensés par le F.E.O.G.A. et sont exclus de la production de référence pour le calcul des compensations.

         c) Nationale – Autonome :

Leur prix de retrait est fixé chaque année par O.P. ou groupe d’O.P. (ANOP et FEDOPA au niveau français) de manière libre et en fonction du marché constaté les années précédentes. Il n’existe sur ces espèces aucune compensation communautaire.

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II. Transformation et valorisation des produits de la pêche :

En 1995, l’O.P. COBRENORD avait investi dans un outil de décorticage de Coquilles Saint-Jacques, CELTARMOR, en partenariat avec l’industriel Groupe LE GRAËT. Cet investissement permettait ainsi à l’OP de jouer pleinement son rôle structurant dans la première mise en marché des Coquilles Saint-Jacques. En dehors des périodes de production de Coquilles Saint-Jacques l’outil de décorticage s’est tourné vers de nouveaux produits, permettant à l’OP et ses adhérents, de développer de nouvelles pêcheries coquillières (amandes de mer, palourdes roses, vanneaux).

2000-2002 - Réorganisation des structures et des activités liées à l’organisation de la première mise en marché, à la valorisation et la commercialisation des productions des adhérents :

Au cours de l’année 2000, l’U.B.O.P. (Union Bretonne des Organisations de Producteurs) représentante des trois organisations de producteurs coopératives bretonnes (COBRENORD, OPOB, PROMA) a opté pour un partenariat avec le Groupe LE GRAET, dans le cadre de l’outil de surgélation HALIOS, à Saint-Guénolé. Depuis, la branche mareyage  «PECHEURS BRETONS» de l’O.P. OPOB a rejoint HALIOS toujours dans le cadre de ce partenariat, permettant ainsi de constituer avec l’outil CELTARMOR un pôle d’achat, de transformation et de valorisation des produits plus performant, et mieux organisé.

Cette réorganisation des outils et des structures s’est poursuivie, en 2002, à l’occasion de la création d’un Holding financier sous la forme d’une SAS, société par actions simplifiées, dénommée «FIPECHE». La création de FIPÊCHE a permis de réaliser l’acquisition des PECHERIES D’ARMORIQUE en ce début d’année, et de regrouper l’ensemble des outils sous le contrôle de FIPECHE.

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III. Participation à des démarches « Qualité » :

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- L’Organisation de Producteurs COBRENORD participe aux activités de Normapêche Bretagne ainsi qu’à son financement. Cet outil, qui a pour objectif l’harmonisation des tris sous criée dans le cadre de la première mise en marché, est aussi présent pour épauler les OP dans leur mission de respect des normes communes de commercialisation.

- Participation à Bretagne Qualité Mer qui poursuit ses interventions «qualité» sur les produits de la mer, et assure notamment la conduite technique de la certification «Coquilles Saint-Jacques des Côtes d’Armor» [avec une I.G.P. (Indication Géographique Protégée)].

Ainsi, la mise en place, en collaboration avec Normapêche, sous la criée de Roscoff, puis des Côtes d’Armor, de la démarche qualité d’identification du produit de la pêche des navires adhérents à l’OP Cobrenord par l’étiquetage BQM, est encourageante et doit être encore accentuée.

              

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Enfin, face aux nouvelles obligations réglementaires et communautaires en matière d’étiquetage depuis le 1er janvier 2002, Normapêche Bretagne a étudié la possibilité d’aller plus loin en matière d'étiquetage qualité et information du consommateur, tout en alliant la promotion des produits, en lançant «Poissons en Bretagne».

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IV. Gestion de la prévision des apports :

          - Recensement des apports sous criées, diffusion ;

          - La prévision permet, entre autres, d’anticiper des difficultés de commercialisation, par la pré-vente, par la contractualisation avec les transformateurs,...

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V. Elaboration et mise en place d’un POCP
(Programme Opérationnel de Campagne de Pêche) au sens de la réglementation communautaire : 

Pour la communauté et les Etats membres, le renforcement du rôle et de la responsabilité des Organisations de Producteurs (OP) dans la recherche d’une adéquation optimale entre les apports de leurs adhérents et les besoins du marché, d’un point de vue quantitatif aussi bien que qualitatif, se justifie par la nécessité d’une exploitation rationnelle et durable des ressources halieutiques et la recherche d’une valorisation optimale des produits de la pêche, moyen privilégié d’amélioration des revenus des producteurs. 

Pour cela, la nouvelle organisation commune de marché, définie par le règlement (CE) n°104/2000 et applicable depuis le 1er janvier 2001, impose aux OP de définir et de soumettre au début de chaque campagne, aux autorités compétentes de leur Etat, un ensemble de mesures prévisionnelles de régulation de l’offre, notamment pour les espèces faisant l’objet de TAC et quotas de pêche, une stratégie de commercialisation propre à valoriser les produits des adhérents et les dispositions spécifiques qui apparaîtraient nécessaires pour résoudre les difficultés de commercialisation que certaines espèces pourraient rencontrer de façon récurrente. 

Le Programme Opérationnel de Campagne de Pêche 2007, ainsi que la bilan d’activité 2006, est tenu à la disposition des sociétaires. Il peut être consulté au bureau de l’OP.

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VI. Elaboration et mise en place d’un PGO
(Plan de Gestion Opérationnelle) : 

Les Plans de Gestion Opérationnelle (PGO) sont des stratégies visant à équilibrer l’offre et la demande en invitant les Organisations de Producteurs (OP) de pêche fraîche, à planifier à l’avance les apports de leurs adhérents pour les différentes espèces et à analyser les possibilités de valorisation des produits après le débarquement. Autorisé à partir de la campagne de pêche 2004, ces plans visent à compléter celui des Programmes Opérationnels de Campagne de Pêche (POCP) prévu par le règlement CE n° 104-2000, pour les espèces non communautaires. 

Le présent Plan de Gestion Opérationnelle 2007, ainsi que la bilan d’activité 2006, est tenu à la disposition des sociétaires. Il peut être consulté au bureau de l’OP.

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VII. Gestion des quotas : 

Aussi bien au niveau communautaire qu’au niveau national, il a été jugé opportun de renforcer le rôle des OP dans la gestion de la ressource et l’organisation du marché et de leur confier, dans ce but, des responsabilités accrues. 

Il convient en effet, que les OP orientent au maximum la production de leurs adhérents selon les besoins du marché et favorisent une valorisation optimale des captures de ces derniers, notamment lorsque ces captures portent sur des espèces faisant l’objet de limitations dans le cadre des quotas.
En outre, il importe que les OP assurent un suivi quantitatif des sous-quotas qui leur sont attribués afin de prévenir tout dépassement. 

Pour cela, de nouvelles dispositions s’imposent aux Organisations de Producteurs depuis la campagne 2001, résultant au niveau national d’un des décrets d’application de la loi d’orientation pêche. Ainsi, annuellement et dans le mois qui suit la publication au Journal Officiel de la répartition des quotas de pêche alloués à la France, l’OP élabore un plan annuel de gestion des sous-quotas de pêche qui lui sont attribués, reprenant les éléments suivants:

- Les plans de capture, destinés à prévenir les déséquilibres du marché et le cas échéant à y remédier, comportant notamment des mesures de limitation des apports ou d’étalement des débarquements ;

- des mesures destinées à assurer le suivi de la consommation des sous-quotas ;

- des mesures en cas de non respect par les adhérents des dispositions susvisées.