L’IFREMER vient de publier son bilan annuel de l’état des populations de poissons pêchés en France.
Le bilan 2025 de l’Ifremer montre qu’environ 50 % des volumes de poissons débarqués en France hexagonale en 2024 proviennent de populations exploitées durablement, c’est-à-dire non surpêchées, contre 44% estimés pour les débarquements de 2023 et seulement 18% en l’an 2000.

Ce constat optimiste à cependant engendré des contraintes extrêmement fortes sur le niveau des Totaux Admissibles de Captures (TAC) et peut également cacher des situations dramatiques pour certaines pêcheries dépendantes de stocks considérés effondrés (Maquereau d’Atlantique, merlan de mer celtique,…).
Jusqu’ici les efforts ont été entièrement supportés par les producteurs au travers d’une baisse drastique de l’effort de pêche. (En 1993, plus de 7000 navires de pêche étaient immatriculés en France métropolitaines contre environ 4000 en 2023).

Par ailleurs, dans un rapport daté du 2 mars 2026, l’Ifremer alerte sur le fait qu’en France, le changement climatique va plutôt induire des impacts négatifs sur les écosystèmes marins, avec des pertes moyennes de biomasse estimées entre 5 à 8 % vers le milieu du siècle, et jusqu’à -23 % à la fin du siècle pour un réchauffement à 4°C. En effet, la température de l’eau, l’acidification et la désoxygénation des océans ont des conséquences majeurs sur les écosystèmes et notamment sur la croissance et la survie des jeunes poissons.
La pêche ne peut donc plus être considérée comme la seule variable d’ajustement du bon état des populations halieutiques !!!!
Plus d’info :
Sur la page internet dédiée au bilan 2025 en cliquant ICI et en consultant les rapports de l’Ifremer :
- « Impact du changement climatique sur les ressources halieutiques »
- « Bilan 2025 du statu des ressources halieutiques débarquées par la pêche française en 2024 – Hexagone et Outre-mer »
