Gestion de la coquille Saint-Jacques

Gestion de la coquille Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc

Depuis 1960 et le début de l’exploitation de la coquille Saint-Jacques en Baie de Saint-Brieuc, une organisation de type interprofessionnelle s’est progressivement mise en place afin d’assurer une exploitation durable de ce stock.

Chaque année, l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) effectue une campagne d’évaluation directe du stock de coquille du gisement de la Baie de Saint-Brieuc pendant 10 jours de fin août à début septembre. Ce travail scientifique permet de déterminer un quota indicatif (quantité de coquilles Saint-Jacques pouvant être prélevée sur le gisement par les professionnels en assurant une exploitation durable du gisement).

En parallèle à cette campagne, l’IFREMER réalise un suivi régulier sous criée des caractéristiques (nombre et taille) des coquilles tout au long de la campagne.

Cette évaluation permet aux professionnels de disposer d’un outil fiable de visibilité de l’abondance de la ressource sur trois ans afin d’organiser l’exploitation du gisement de la Baie de Saint-Brieuc.

En complément de cette évaluation d’IFREMER, un encadrement réglementaire de la pêcherie de coquilles Saint-Jacques a été déployé progressivement sur le gisement de la Baie de Saint-Brieuc par la mise en place d’une réglementation professionnelle très contraignante et unique en France.

Les professionnels sont à l’origine de ces mesures d’encadrement sous l’égide du CRPMEM de Bretagne :

  • encadrement strict de l’effort de pêche déployé par la délivrance d’un nombre de licences de pêche limité,
  • exploitation raisonnée de la ressource avec des jours et des temps de pêche limités (actuellement 2 pêches de trois quarts d’heure par semaine),
  • engin de pêche sélectif (drague) comportant des anneaux d’un diamètre de 97 mm (à partir de la campagne 2017-2018) permettant de contribuer fortement à l’augmentation de la biomasse exploitable,
  • fermeture de la pêche entre le 15 mai et le 1er octobre correspondant aux périodes de reproduction (trois pontes par an : mi-juin, mi-juillet et fin août),
  • taille minimale de capture fixée à 102 mm favorisant la capture de coquilles de deux ans et plus,
  • obligation de débarquement et de pesée en criée de la coquille Saint-Jacques pêchée afin d’assurer un suivi effectif des quantités capturées,
  • surveillance renforcée par la présence d’un avion pour survoler les zones de pêche dont le coût est intégralement financé par les professionnels,
  • régime dissuasif de sanctions professionnelles (suspension temporaire ou définitive de la licence de pêche).